SCREAM revient au cinéma, pour un quatrième volet, 10 ans après le troisième qu'on nous promettait être le dernier.

Pourtant, des gens l'attendent et s'en réjouissent.

Zorro, vous explique pourquoi :

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Scream 4, c'est un peu comme Chirac.

 

A l'époque, dans la deuxième moitié des années 90, il était perçu comme le symptôme de tout ce qui n'allait pas en politique. Malgré un succès incontestable, il a été moqué, vilipendé, parodié et a finit par s'effacer doucement, remplacé par une nouvelle vague plus cynique, plus violente, plus en phase avec l'époque.

 

Et là, pouf, quinze ans après, alors que personne ne l'attendait : Chirac revient !

 

Et, au grand étonnement de tout le monde, il est resté exactement le même. Résultat, une nostalgie étrange et un peu malsaine apparait : face à un Sarkozy mêlant extrême-droite et neo-libéralisme, le Chirac qu'on pouvait pas blairer y'a quinze ans devient sympathique. On se rappelle avec émotion qu'en fait il était pas si méchant que ça, on oublie tranquillement ses plus gros défaut et on se replonge dans notre jeunesse disparue.

 

De plus, il agit toujours de la même manière ! Jouer au chat et à la souris avec les juges et toujours trouver une faille juridique ridicule pour reporter pour la 754ème fois son procès, y'a quinze ans on aurait trouvé ça indécent et appelé à sa démission. Aujourd'hui, on trouve que c'est une parodie de ses précédents septennats, tous basés sur le même principe, et on ne peut pas s'empêcher de ressentir de la nostalgie. Et puis il est accompagné d'un jeune attaché parlementaire Sarkozyste, et la relation tendue entre les deux permets de se moquer gentiment de la nouvelle génération.


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Si vous ne comprenez pas, relisez ainsi :

 

Scream 4, c'est un peu comme Chirac.

 

A l'époque, dans la deuxième moitié des années 90, SCREAM était perçu comme le symptôme de tout ce qui n'allait pas au cinéma. Malgré un succès incontestable, il a été moqué, vilipendé, parodié et le genre "slasher" a finit par s'effacer doucement, remplacé par une nouvelle vague de films plus cynique, plus violente, plus en phase avec l'époque.

 

Et là, pouf, quinze ans après, alors que personne ne l'attendait : SCREAM revient !

 

Et, au grand étonnement de tout le monde, il est resté exactement le même. Résultat, une nostalgie étrange et un peu malsaine apparait : face des SAW, et autres tortures porns ultra violents et complaisants, SCREAM, qu'on pouvait pas blairer y'a quinze ans devient sympathique. On se rappelle avec émotion qu'en fait il était bien sympa, on oublie tranquillement ses plus gros défaut et on se replonge dans notre jeunesse disparue.

 

De plus, il agit toujours de la même manière ! Les personnages jouent au chat et à la souris et on finit toujours par trouver un coupable improbable et une explication tordue et ridicule pour justifier pour la 754ème vague de meurtres, y'a quinze ans on aurait trouvé ça indécent et appelé à l'arnaque. Aujourd'hui, on trouve que c'est une parodie des précédents films, tous basés sur le même principe, et on ne peut pas s'empêcher de ressentir de la nostalgie. Et puis il est accompagné d'un jeune génération d'acteurs et de personnages cinéphiles, et la relation tendue entre les deux permets de se moquer gentiment de la nouvelle génération.